Les essais in situ regroupent l'ensemble des investigations géotechniques réalisées directement sur le terrain, sans prélèvement d'échantillons remaniés. À Lyon, ces méthodes sont essentielles pour caractériser les sols en place dans leur état naturel, en mesurant des paramètres mécaniques comme la résistance, la déformabilité ou l'état de contrainte. L'essai pressiométrique Ménard et l'essai au pénétromètre statique CPT figurent parmi les techniques les plus courantes pour les projets de construction dans la région lyonnaise.
Le sous-sol lyonnais présente une grande diversité géologique qui rend les essais in situ incontournables. On rencontre des alluvions fluvio-glaciaires dans la plaine de l'Est lyonnais, des moraines sur les collines de Fourvière et de la Croix-Rousse, ainsi que des molasses miocènes sous-jacentes. Ces formations peuvent présenter des hétérogénéités importantes, des niveaux compressibles ou des circulations d'eau souterraine. L'essai au dilatomètre plat (DMT) permet par exemple de détecter avec précision ces variations lithologiques et d'évaluer le potentiel de liquéfaction dans les zones alluvionnaires.
La norme française NF P94-110 régit l'exécution des essais pressiométriques, tandis que la NF EN ISO 22476-1 encadre les essais de pénétration statique au cône. Pour les essais dilatométriques, c'est la norme NF P 94 qui fait référence, complétée par les recommandations du projet Eurocode 7. À Lyon, le contexte sismique modéré (zone 2 selon le zonage national) impose des investigations spécifiques pour les ouvrages à risque normal, conformément à l'arrêté du 22 octobre 2010. Les essais in situ doivent également respecter les prescriptions des missions géotechniques définies par la norme NF P94-500.
Ces investigations sont requises pour une large gamme de projets lyonnais : fondations d'immeubles de grande hauteur dans le quartier de la Part-Dieu, ouvrages de génie civil comme le prolongement du métro, ou encore les travaux de réhabilitation des friches industrielles le long du Rhône. Les essais in situ permettent de dimensionner les fondations profondes dans les argiles raides, de vérifier la stabilité des talus des collines urbanisées, et d'évaluer les tassements sous les radiers des bâtiments logistiques de la plaine de l'Est. L'essai scissométrique est particulièrement utile pour mesurer la cohésion non drainée des limons argileux lyonnais.
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Questions fréquemment posées
Qu'est-ce qu'un essai géotechnique in situ et quel est son objectif principal ?
Un essai in situ est une investigation réalisée directement dans le sol, sans extraction d'échantillon, pour mesurer ses propriétés mécaniques ou hydrauliques en conditions naturelles. L'objectif est de caractériser le comportement réel du terrain afin de dimensionner les fondations, évaluer les risques de tassement ou de liquéfaction, et définir les paramètres de calcul pour les ouvrages de génie civil.
Quelle est la différence entre un essai in situ et un essai en laboratoire ?
Les essais in situ testent le sol dans son environnement naturel, en conservant l'état de contrainte et la structure du terrain, ce qui évite le remaniement lié au prélèvement. Les essais en laboratoire, sur échantillons intacts, permettent de contrôler les conditions de drainage et de mesurer des paramètres plus fondamentaux. Les deux approches sont complémentaires : les essais in situ donnent un profil continu, le laboratoire affine le modèle de comportement.
Quand est-il obligatoire de réaliser des essais in situ pour un projet de construction à Lyon ?
Les essais in situ sont obligatoires dès lors qu'une mission géotechnique de type G2 (conception) ou G3 (exécution) est engagée selon la norme NF P94-500. Pour les bâtiments en zone sismique 2 comme Lyon, l'Eurocode 8 peut exiger des investigations spécifiques. Tout projet de fondation profonde, de soutènement ou de terrassement de grande ampleur nécessite une campagne d'essais in situ pour valider les hypothèses de dimensionnement.
Comment choisir le type d'essai in situ adapté au terrain lyonnais ?
Le choix dépend de la nature du sol et des paramètres recherchés. Dans les alluvions compressibles de l'Est lyonnais, le CPT et le pressiomètre sont privilégiés pour évaluer la portance. Dans les molasses ou les moraines des collines, le dilatomètre plat (DMT) apporte des informations sur l'histoire des contraintes. Un bureau d'études géotechniques local saura définir le programme d'essais optimal en fonction du modèle géologique pressenti et des sollicitations de l'ouvrage.
Emplacement et zone de service
Nous intervenons sur des projets à Lyon et dans sa zone métropolitaine.